Regard sur… Nico Thurm

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Extrait du texte «L’architecture de l’Art » par Paul Bertemes dans Visites d’atelier Vol 02, éditions mediArt, 2007

« Nico Thurm est un peintre du pays minier, né à Esch-sur-Alzette, capitale de la sidérurgie luxembourgeoise. Il y a passé sa jeunesse et y vit encore aujourd’hui. Dans l’intervalle, bien des choses ont évolué dans son approche artistique. A la fin des années soixante, il est impliqué dans le projet « Consdorfer Scheier » (La Grange de Consdorf) au même titre que Jeannot Bewing et d’autres artistes et écrivains. C’est à cette période, dans le cadre d’une vie culturelle luxembourgeoise plutôt dolente, que sont explorées de nouvelles voies dans la mouvance de 68. (…)

Pour Nico Thurm l’art et l’architecture forment une entité créatrice. Il ne se contente pas et ne s’est jamais contenté de limiter sa démarche à quelques éléments autobiographiques, à quelques expériences chromatiques anecdotiques et locales.

Il est un artiste qui ne laisse rien au hasard. Le registre des formes auxquelles il a recours dans l’ensemble de son œuvre se fonde sur les figures géométriques. Il construit ses espaces complexes tel un architecte. L’architecture de ses tableaux, tout comme sa palette de couleurs, sont toutefois en perpétuelle évolution. Leur structure est de plus en plus fréquemment déterminée par de petites surfaces monochromes se résumant à des éléments de base comme le triangle, le rectangle, le cercle

Ses approches minimalistes découlent forcément et directement des recherches et études qu’il effectue dans le cadre de ses travaux architectoniques. « Mes tableaux, je les vois toujours en lien avec l’architecture. Ils doivent trouver leur juste place dans un espace sans écraser ou étouffer, à leu tour, l’architecture environnante. » (…)

Suivant une évolution logique qui se nourrit d’une remise en cause permanente de son propre travail, Nico Thurm se concentre sciemment sur les éléments fondamentaux de son œuvre. Ceux-ci se composent des formes élémentaires : le carré, le cercle, le triangle d’une part et de couleurs primaires d’autre part : le rouge, le bleu et le jaune.

Lorsque l’artiste a l’impression de ne plus progresser, de se répéter, il cherche de nouvelles issues sans pour autan en renier les conséquences sur son évolution. « Si je n’agissais pas ainsi je risquerais de sombrer dans la futilité et l’anecdote. Mon art serait alors purement décoratif. »

Extrait de l’interview avec Nico Thurm:

Welche Rolle soll ein Künstler in der Gesellschaft einnehmen?

Durch sein Schaffen Denkanstöße geben.

Was bedeutet für Sie  der Begriff „zeitgenössisch“ in der Kunst?

Das Schaffen in seine Zeit zu setzen.

Hat Kunst ein Geheimnis?

Freiheit.

Son CV complet ici.